Apprenez les langues au cours de votre sommeil ou comme un enfant

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Source : http://ajelnewsyemen.com/677836/details

Avez-vous étudié une seconde langue à l’école ? Il se peut que vous avez été contraint(e) après plusieurs années d'apprendre à nouveau cette langue car vous n’avez que peu appris de cette langue. En réalité, il y a des milliers d’étudiants qui apprennent une seconde langue à l’école et qui passent énormément de temps pour apprendre les langues, mais, souvent, ne réussissent pas à parler cette langue.

Aujourd’hui, de nombreuses études nous montrent que le problème réside, souvent, non pas dans la négligence des étudiants à apprendre les langues, mais dans la méthode de l’enseignement des langues à l’école. En fait, apprendre des mots par cœur ne sert que pour passer ses examens et une fois ces derniers sont passés, on a tendance à oublier les mots appris.

Alors, existe-t-il des alternatives pour l’apprentissage des langues ?

Certainement qu’il existe des alternatives. Le plus drôle, d’ailleurs, c’est qu’il existe des alternatives magiques. Certaines de ces alternatives sont logiques et d’autres sont proches des histoires de la « science-fiction » !

Aventurez-vous dans l’apprentissage des langues !

Loin des théories complexes et compliquées pour l’apprentissage des langues, Scott Young et Vat Jaiswal nous proposent une théorie assez simple pour apprendre les langues. Cette théorie, on peut l'appeler « la théorie de l’implication » ou comme aiment l’appeler ses inventeurs, Scott Young et Vat Jaiswal, « la théorie No English ».

Scott Young n’est pas un savant mais il fait partie des célèbres blogueurs dans le domaine de l’apprentissage. Il est devenu célèbre lorsqu’il a fini l’étude qui porte sur « Apprendre la science du computer dispensée à MIT en une année ». Et il ne s’est pas contenté seulement de ça. En fait, il a décidé, avec « Vat », son ami architecte, de s’engager dans une expérience unique qui consiste à apprendre l’espagnol, le portugais, le chinois passant un séjour, durant une courte durée, en Espagne, au brésil et en chine. Ils ont réussi à parler le chinois en seulement 3 mois et demi et l’espagnol en 11 semaines seulement !

Vous pouvez les voir parler dans un colloque TED en cliquant ici.

La règle est simple : « Il est interdit de prononcer un seul mot dans votre langue maternelle. Vous devez parler uniquement avec la langue que vous apprenez ». Bien entendu, au début cela peut paraître impossible, mais en réalité le rythme de l’apprentissage va évoluer de manière rapide comparativement à une autre méthode d’apprentissage. En fait, l’étudiant va apprendre tout ce qui est important dans sa vie de tous les jours et il va apprendre ce qui est important. Après quelques semaines, il réalisera qu’il parle la nouvelle langue de manière impressionnante, comme cela apparaît dans le film « Apprendre l’espagnol en 11 semaines » que Young et son ami Vat qu'ils ont réalisé sur leur expérience dans l’apprentissage des langues. Au début du film, il parait évidement qu’ils ne comprenaient rien à l’espagnol mais après 11 semaines, ils ont réussi à bien parler cette langue.

Apprenez n’importe quelle langue …en 6 mois !

La théorie « No English » peut paraître un peu extrême car, en fait, même « Scott » lui-même reconnait, sur son blog, que sa théorie n’est pas « bien réussie » pour l’apprentissage de la langue chinoise. Cependant, l’expert en psychologie Chris Lonsdale a une profonde expérience. En fait, il s’est intéressé, depuis son jeune âge, à cette question impressionnante : « Comment peut-on accélérer le processus de l’apprentissage ? ». Dans sa tentative pour répondre à cette question, il est allé en Chine pour apprendre le chinois et il en profitait pour engager une recherche sur les moyens qui permettent de rendre l’apprentissage d’une langue facile. Sur ce sujet, il a rédigé un livre « La troisième oreille ».

Dans une conférence « Comment apprendre n’importe quelle langue en 6 mois ? », Chris confirmait que le cerveau doit s’immerger dans la nouvelle langue en écoutant abondamment, et peu importe si l’apprenant (e) arrive à comprendre ou pas. L’important c’est que l’oreille s’habitue aux nouvelles tonalités. Chris signale que les enfants nous aident beaucoup dans l’apprentissage. En fait, les enfants mélangent tout quand ils parlent. Par exemple si un enfant veut dire je veux aller aux toilettes, il va dire « je – toilette - maintenant » mais cela accélère le processus de l’apprentissage. Chris affirme que celui qui connait 10 noms et 10 verbes et 10 adjectifs, peut exprimer 1000 choses différentes. Il affirme également que celui qui connait 1000 mots en anglais, par exemple, maîtrise 85% de cette langue et celui qui connait 3000 mots anglais maîtrise cette langue à 98%.

En outre, Chris note qu’il est nécessaire d’avoir un « partenaire linguistique » qui donne à l’apprenant(e) de la confiance et de l’importance.

Apprenez sans que vous le sachiez

Vera F. Birkenbihl est une des expertes les plus célèbres critiques de l'enseignement en Allemagne. Elle présidait l’institut de « l’apprentissage basé sur la science » ou « l'apprentissage équitable du cerveau». Elle a tenté, durant toute sa vie, de développer des méthodes d'étude qui rendent l’apprentissage plus amusant et plus facile. En fait, elle-même, n’a pas réussi dans ses études secondaires et n’a pas pu suivre des études en Allemagne. Elle est partie aux Etats-Unis pour suivre ses études. Là-bas en Amérique, elle a commencé sa carrière avec le développement des méthodes d'enseignement basées sur les études du cerveau et la neuroscience.

« Vera » est décédée des suites d’un cancer au moment où elle se trouvait au sommet de son activité scientifique et après avoir provoqué une large polémique en Allemagne. Cependant, ses livres se vendent encore et ses conférences sont toujours diffusées. Parmi ses idées « révolutionnaires », l'idée que l’Homme doit apprendre la langue sans effort et le plus vite possible.

« Vera » estime que celles et ceux qui apprennent une langue doivent observer les enfants dans leur apprentissage et apprendre de leurs expériences. Par conséquent, elle croit qu'il n'est pas besoin de toutes les règles linguistiques complexes et ennuyeuses pour l’apprenant(e) s’il n’a pas besoin que de parler cette langue ou de l’écouter. En fait, l’apprenant(e) doit au début s’appuyer sur la traduction ou ce que "Vera" appelle le « décoding ». Lorsque, l'apprenant(e) a fini de s’amuser avec la traduction, mot par mot, il n’a qu’à écouter le texte en lisant ce qu’il a traduit.

Le plus excitant dans tout cela, c’est que une fois que l’apprenant(e) a fini de fournir cet effort, il passe à « l'écoute passive » (Passive listening) en écoutant le texte traduit à tout moment et sans avoir besoin de se concentrer. En fait, l’inconscient de l’apprenant(e) va apprendre les informations sans avoir besoin de sa conscience. Plus l’apprenant(e) travaille son écoute et plus les mots prendront racine dans son esprit. Et plus l’apprenant(e) travaille son l’écoute, plus il sera capable de commencer à parler avec la nouvelle langue et à pratiquer, en toute aisance , diverses activités comme la discussion.

Apprenez les langues pendant votre sommeil !

Si vous croyez que Vera F. Birkenbihl exagère, sachez, tout de même, que l'apprentissage pendant le sommeil va plutôt vous impressionner plus que ça. En fait, cette découverte n’est pas nouvelle, et elle n’est pas non plus de la pure « superstition ». En fait, son histoire remonte, à peu près, à 100 ans. Elle est même apparue dans les romans de science -fiction en 1911. Cependant, cela n’a pas duré longtemps et elle est passée dans le domaine de la recherche scientifique. Un appareil a été même inventé sous le nom de « Hypnopedia » qui a été conçu pour l'apprentissage pendant le sommeil. Cela repose sur l'idée de la capacité de l’inconscient à capté des informations pendant le sommeil. C’était en 1927.

En 2015, le chercheur allemand Björn Rasch a mené une expérience dans le laboratoire de l'Université de Freiburg. Cette expérience visait à approfondir la compréhension et l' appréhension sur la théorie de l’apprentissage au cours du sommeil. Pour cette expérience, Björn Rasch a choisi 27 personnes pour apprendre certains mots néerlandais avec leurs traductions en allemand, puis il a répété ces mots, de manière « audible », pendant le sommeil des 27 personnes soumises à l'expérience. Le but recherché était de pouvoir approfondir et enraciner l’apprentissage des mots prononcés dans l’esprit des personnes qui ont participé à cette expérience.

Certaines de ces personnes ont écouté les mots avec leur sens en allemand et certaines d’autres n'ont écouté que les mots en question sans leurs significations. Le résultat de cette expérience est que les personnes qui ont entendu les mots seuls, sans leurs sens, ont obtenu de meilleurs résultats par rapport à d'autres. La raison réside dans le fait qu’il faut réduire tout ce qui pourrait être considéré comme gênant dans le processus de mémorisation. Selon le chercheur qui a mené cette expérience, il n'est pas besoin de mentionner le mot et sa traduction, parce que le plus important c’est qu’un « saut » ou une « motivation » doit se produire pour renforcer et consolider l’opération de mémorisation.

Enfin, il est intéressant de noter que la science n'a pas encore beaucoup progressé dans ce domaine, mais qui sait, peut-être que nous pouvons vivre dans une époque où nous pouvons apprendre ce que nous voulons tout en étant dans notre sommeil !

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