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Ce texte est traduit de l’anglais.

Texte original en anglais : How anxiety scrambles your brain and makes it hard to learn

Olivia est une étudiante à l'université britannique. Olivia a toujours souffert de troubles d’anxiété et ces troubles augmentaient de plus en plus avec le début de ses études universitaires. À titre d’exemple, une fois elle a été frappée d'horreur quand elle a quitté son domicile, ce qui a causé son enfermement à l'intérieur de sa maison pendant deux semaines. Elle a été diagnostiquée avec un trouble d'anxiété généralisée, et elle a reçu un traitement nécessaire.

Olivia a su obtenir de l'aide de son médecin et des services de loisirs de l'université en suivant quelques séances de thérapie cognitivo-comportementale. Elle a, finalement, réussi à suivre ses études universitaires et à profiter à nouveau d’une vie normale.

Ce cas d’Olivia n’est pas un cas rare. En fait, le nombre de personnes souffrant de problèmes de santé mentale a doublé au cours des cinq dernières années en Grande-Bretagne jusqu'à 115.000 étudiants. Ruth Caleb, chef du groupe de travail sur la santé mentale des universités britanniques, dit : «Ce nombre ne représente qu'une fraction car en fait il a été limité aux élèves ayant des troubles de santé mentale."

Dans une étude menée sur des étudiants universitaires britanniques, il a été constaté que même les étudiants qui ne souffrent pas d'un problème psychologique, 20% d'entre eux, souffrent de cas de troubles liés à l'anxiété au cours de leur deuxième année universitaire. On peut se demander, à ce propos, ce que l’anxiété provoque chez les étudiants ? En fait, les troubles de l'anxiété conduisent à adopter deux attitudes ; soit le patient fuit complètement la réalité, soit il l’affronte, mais cet affrontement est très difficile à vivre.

Chris Williams, professeur de psychiatrie à l'Université de Glasgow et conseiller médical pour les cas de trouble de l'anxiété disait : «Lorsque l’Homme est confronté à une menace imminente ou à une menace potentielle, la prudence accrue, est la réponse de l'organisme, peut être une raison qui peut sauver sa vie. Cependant, si ce genre de choses se produit au cours de la révision des cours ou au moment de parler en public, cela peut, en fait, causer des problèmes pour les personnes concernées et peut entraver efficacement l’accomplissement de leur tâche (réviser les cours, parler en public). Ainsi, l’anxiété devient anormale et incompatible avec ce que nous voulons faire.

Ce qui se passe dans la tête d'une personne souffrant de troubles de l’anxiété n’est pas, jusqu’à présent, expliqué par la science. Une des recherches scientifiques révèle que ces troubles touchent principalement le cortex cérébral et l'amygdale. Ce sont deux endroits essentiels dans les processus d'apprentissage et de la mémorisation. Ils affectent également la réaction physiologique et comportementale du corps humain à l’égard de la peur.

Le Dr. Krishnades, qui a mené cette recherche, disait : «Tout mobile (stimulateur) externe, comme la vue, l’odorat, le gout, l’ouïe et le toucher- affecte plus d'un endroit dans le cerveau, dont principalement l'amygdale. Dans les cas normaux, l’amygdale se trouve sous le contrôle du cortex cérébral, qui évalue le risque qui menace la personne. Si le risque n’est pas réel, l’activité de l'amygdale s’estompe et il ne produit aucune réaction vis-à-vis de ce danger imaginaire ».

Pour les personnes qui souffrent de troubles liés à l’anxiété, le cerveau émet de mauvaises décisions en vue d'identifier les risques éventuels. C’est pour cette raison que l'activité de l'amygdale ne s’arrête pas et que le corps humain rentre dans une situation de confrontation ou de fuite.

Avec l'augmentation de l'activité de l'amygdale, la sécrétion de l'hormone adrénaline augmente ainsi que l'activité du système nerveux qui contrôle les principales tâches dans le corps comme la respiration. Aussi, le rythme cardiaque s’accroit ainsi que la vitesse de la respiration. La pression artérielle, la température du corps et la transpiration augmentent.

Cette situation affecte, certainement, le processus d'apprentissage d'une personne atteinte de troubles d’anxiété. A ce propos, le Dr Anjarad Rodgkin - professeur de psychologie – estime que les l’esprit des personnes qui souffrent de cet état, même si elles pourraient bien se concentrer parfois au cours de leurs études, ne traite pas les informations et les données de manière correcte. Ces informations et ces données ne seront pas stockées dans la mémoire à long terme.

10- Conseils aux étudiants qui souffrent de troubles de l’anxiété

L’association britannique des troubles de l’anxiété a publié, le mois précédent, un livre-guide à destination des étudiants qui souffrent des troubles de l’anxiété. Voici les 10 importants conseils parus dans cette publication, que recommandent les plus grands experts dans ce domaine.

1- Si vous éprouvez une des manifestations de l’anxiété، il est important de vous convaincre de ne pas répondre à cette situation et que vous êtes capable de la traiter. Il suffit, en fait, de parler avec soi-même pour pouvoir apaiser votre état d’esprit.

2- Entraînez-vous à contrôler votre respiration. Inspirez par le nez et restez ainsi environ quatre secondes, puis arrêtez l'air pendant deux secondes. Ensuite expirez par la bouche et restez ainsi pendant 6 secondes.

3- Si vous êtes mal à l’aise car vous vous trouvez dans une salle de classe bondée, choisissez une place près de la porte de sortie et enregistrer vos conférences pour pouvoir écouter les choses dont vous n’arrivez pas à vous concentrer.

4- Divisez votre programme d'études et vos devoirs, que vous devez remettre, en parties. Procéder à une bonne planification et ne laisser pas l’accomplissement de vos devoirs à la dernière minute. Si vous respecter ces recommandations, cela conduira à l'élimination d'une grande partie de votre anxiété.

5- La plupart des recherches menées pour mesurer les périodes de concentration des jeunes ont révélé que la capacité moyenne de l'esprit à la concentration constante est de 40 minutes. C’est pour cette raison, qu’il est important de diviser ce que vous faites à des intervalles dont chacune dure 30 minutes. Prenez de courte pause entre les intervalles, durant laquelle vous pouvez prendre une boisson fraîche ou chaude et respirer de l'air frais.

6- La procrastination est le grand ennemi des personnes souffrant de troubles de l’anxiété. Vous devez vous convaincre de travailler seulement cinq minutes. En fait, une fois que vous avez entamé votre tâche, vous constaterez que vous pouvez continuer dans l’accomplissement de cette tâche. Même si vous n’avez accompli que peu de travail durant les 5 minutes, cela est mieux que rien.

7- Ne soyez pas dur avec vous-même car il est, en fait, facile de devenir le plus grand ennemi de soi. Acceptez le fait que certaines choses semblent difficiles et que vous devez penser bien pour trouver une façon intelligente pour accomplir ces choses.

8- Mesurer les doses de caféine que vous buvez. En fait, boire des boissons qui contiennent trop de caféine provoque l’augmentation des symptômes de l’anxiété.

9- Il faut se rappeler que vous n’êtes pas seul. Il nous parait que les gens vont bien, mais en réalité tout un chacun est confronté à pas mal de problèmes qu’il doit surmonter. Ainsi, parler aux gens est un moyen qui permet d’évacuer et d’apaiser son état d’esprit.

10- Suivez un régime alimentaire sain et assurez-vous que vos périodes de sommeil sont suffisantes. Pratiquer des exercices sportifs de façon quotidienne. Marcher chaque jour au moins 30 minutes aura un effet magique et bénéfique pour lutter contre les troubles de l’anxiété. L’un des ennemis des personnes atteintes de troubles de l’anxiété est le sommeil coupé et le fait de manger durant des moments inconvenables. Au cas où la personne atteinte d’un trouble d’anxiété est rentrée dans un cercle vicieux de sommeil coupé et de mal bouffe, dans ce cas de figure, elle doit impérativement consulter un médecin.

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